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PATRIMOINE ARTISTIQUE
Les œuvres d'art du campus Jussieu

Jean Arp

Né le 16 septembre 1886 de mère alsacienne et de père allemand, Jean (Hans) Arp passe les vingt premières années de sa vie entre Strasbourg et Weggis, entrecoupées de séjours à Paris, Weimar et Berlin.

Etudiant en Arts décoratifs, Arp entretient très tôt d'intenses contacts avec les artistes qui cherchent à s'affranchir des formes d'art traditionnelles. En 1912, il rencontre Kandinsky, les Delaunay, Le Fauconnier, Franz Marc et Paul Klee, publie ses premiers poèmes, expose dessins et collages, illustre des publications, jouant des mots autant que des formes. En 1914, aux côtés de son frère François, Jean Arp parvient à se faire réformer et rejoint Paris pour échapper à la mobilisation allemande. Il se réfugie ensuite à Zurich, où il rencontre Sophie Taeuber. Il participe en 1916 à la fondation du mouvement Dada.  En 1916, il introduit le hasard dans ses collages en retenant la position prise par les papiers qu’il fait tomber sur une feuille. A cette époque, Arp crée des reliefs avec des assemblages de planches en bois peint de couleurs vives. Dès 1917, Arp s’adonnes aux joies de la sculpture, qui prendra une place importante dans son œuvre. En 1922, il épouse Sophie Taeuber, peintre dont le travail exerce une forte influence sur sa création. Quatre ans plus tard, il Arp s'installe à Paris et obtient la nationalité française. Son « encyclopédie arpadienne » voit alors le jour. En 1927, il fait sa première exposition personnelle à la Galerie Surréaliste. C'est en 1929, grâce aux honoraires perçus pour le chantier de l'Aubette à Strasbourg que le couple peut s'installer à Clamart, dans une maison-atelier.

Le début des années 30 est une période d'intense activité créatrice pour le couple, auquel plusieurs collectionneurs Suisses et Américains achètent régulièrement des œuvres. En 1940, poussés par la guerre, Arp et Sophie Taeuber se retrouvent à Grasse, chez Magnelli- où Sonia Delaunay les rejoint- avant de se réfugier en Suisse, où Sophie meurt accidentellement en 1943. Extrêmement atteint par le décès de sa femme, l’artiste revient en 1945 à Clamart, se partageant entre écriture, reliefs, dessins, collages et sculpture. Le grand prix de sculpture de la Biennale de Venise obtenu en 1954 lui apporte la consécration. Il invente les "Seuils", renouant ainsi avec ses premières sculptures des années 20, et diversifie les matériaux utilisés. En 1958, le MOMA (Museum of Modern Art) de New-York lui consacre une exposition. En 1962, c'est au tour du Musée National d'Art Moderne de Paris d’organiser une rétrospective, laquelle voyagera de Bâle à Londres en passant par Stockholm et Copenhague. En 1959 (un an avant de recevoir la Légion d’Honneur), il se marie avec Marguerite Hagenbach- amie de longue date (1932), collectionneuse et mécène du couple qui partage sa vie depuis la fin de la guerre-, et prend domicile à Bâle, où il s’éteindra le 7 juin 1966, laissant dans les ateliers Clamartois un ensemble considérable d'œuvres. 

Treize ans plus tard, la Fondation Arp sera organisée par sa seconde épouse au sein de sa maison-atelier. Une grande partie de son œuvre est également mise en avant au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.

 

Portrait : source Fondation Arp

26/05/16

Jean Arp

Né le 16 septembre 1886 de mère alsacienne et de père allemand, Jean (Hans) Arp passe les vingt premières années de sa vie entre Strasbourg et Weggis, entrecoupées de séjours à Paris, Weimar et Berlin.
Etudiant en Arts décoratifs, Arp entretient très tôt d'intenses contacts avec les artistes qui cherchent...

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