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PATRIMOINE ARTISTIQUE
Les œuvres d'art du campus Jussieu

Jean-Claude Bédard

Jean-Claude Bédard est né à Pau le 28 novembre 1928. A l’âge de 17 ans, il entre à l'Académie de dessin et de peinture créée par Armand Petitjean. Il expose pour la première fois à Pau, puis à Paris en 1950, avec une préface de Pierre Descargues. 
Pendant plus de dix ans, il pratiquera une peinture figurative en évolution constante vers l’abstraction, participant à tous les salons à Paris et dans le Midi. C’est en 1953 qu’il rencontre Camille Renault, collectionneur et restaurateur à Puteaux, dont il fera de nombreux portraits qui seront exposés lors de sa première rétrospective en 1955 au Cercle Volney à Paris, avec une préface de Jacques Villon. Les œuvres de cette période figurent dans de nombreuses collections tant en France qu‘à l’étranger.

En 1958-59, c’est la rupture. Bédard découvre les gravures du tumulus de Gavrinis, expression abstraite d’une pensée collective. Il s’investit alors dans la réalisation d’œuvres monumentales alliant les concepts picturaux à ceux de la sculpture. En particulier l’Ellipse, grande œuvre peinte de signes gestuels en continuité dans laquelle on entre pour s’isoler dans la contemplation.

A partir de 1961, Jean-Claude Bédard invente une méthode de création collective d’origine gestuelle, engendrant une prolifération en réseaux dans le plan et dans l’espace, intégrant la couleur de manière aléatoire et offrant de nombreuses possibilités d’applications dans les domaines du design et de l’architecture. Les résultats de ces travaux seront présentés au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en septembre 1964, sous le titre : Méthode Bédard d’investigation plastique.

Commence dès lors une féconde collaboration avec l’architecte Édouard Albert, d’abord au titre du 1% artistique – Terrasse de la faculté des sciences de Paris en 1966 et plafond du hall de la bibliothèque de la faculté de Nanterre en 1969 – puis pour le décor des façades du port d’attache de l’Argyronète à Marseille pour le commandant Cousteau, en 1970.

Les multiples terrains d’action ouverts par la méthode vont l’entraîner dans une série de recherches sur l'utilisation des matériaux de synthèse et les techniques industrielles. Il choisit un module être humain sur lequel il trace des réseaux de communication et participe à des actions dans la rue à Munich et à Orléans. 
C’est à cette période que ces réflexions sur l’art le conduisent à participer à la création de l'UER Environnement aux Halles et à s’impliquer dans la réforme des écoles d’art. Il entrera ensuite à l'École nationale supérieure des Arts décoratifs comme responsable de la section sculpture.

Sa découverte des roches gravées de Fontainebleau en 1973 est un nouveau tournant dans son évolution. Il entame des recherches archéologiques sur le terrain pour tenter de comprendre la signification de ce corpus géométrique et aider à l’identification des graveurs. De cette démarche va naître une nouvelle méthode de création matricielle : le Monoïde.

En 1978, paraît son livre Pour un art schématique: étude d'un monoïde graphique aux éditions de Beaune et Goutal-Darly, lors d’une exposition de ses oeuvres à l'École spéciale d'Architecture.

De 1978 à 1982, il va exploiter les différentes applications du Monoïde (meubles, vêtements, typographies…) en donnant cette fois une signification à la couleur, basée sur la symbolique liée à l’orientation dans la philosophie tantrique.
Atteint d’un cancer du poumon fulgurant, il meurt le 18 mai 1982. Ses dernière créations seront présentées à Beaubourg sous le titre : Les langages du Monoïde, le 8 décembre 1982.

27/05/16

Jean-Claude Bédard

Jean-Claude Bédard est né à Pau le 28 novembre 1928. A l’âge de 17 ans, il entre à l'Académie de dessin et de peinture créée par Armand Petitjean. Il expose pour la première fois à Pau, puis à Paris en 1950, avec une préface de Pierre Descargues. Pendant plus de dix ans, il pratiquera une peinture figurative...

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