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PATRIMOINE ARTISTIQUE
Les œuvres d'art du campus Jussieu

François Stahly

Né à Constance en 1911 d'un père italien et d'une mère allemande, François Stahly passe sa jeunesse en Suisse. A l’âge de 15 ans il doit interrompre ses études pour gagner sa vie. Il travaille dans une imprimerie comme apprenti. En même temps il suit des cours de peinture et de sculpture à la Kunstgewerbeschule de Zurich où sont enseignées les théories du Bauhaus. Puis, s'étant installé à Paris en 1931, il suit les cours du sculpteur Charles Malfray  à l'Académie Ranson, où il rencontre Maillol et se lie avec Jean Le Moal, Jean Bertholle, Alfred Manessier, Zelman et Étienne Martin. Il épouse en 1934 Claude Favre, relieur d’Art, dont il aura trois enfants, Bruno, Florence et Catherine. Membre en 1936 du groupe Témoignage, il reçoit une première commande pour le pavillon de la Femme à l'Exposition universelle de Paris en 1937. La période de la guerre puis de l’occupation l’oblige à des années d’errance avec sa famille. Réfugié en Bourgogne puis dans le Maquis, il vit un moment dans la communauté d’Oppède, où il collabore avec Etienne-Martin, Bernard Zehrfuss, Marcel Duchamp. Ce travail collectif répond à son désir d’intégrer la sculpture au milieu urbain. Il mettra ce travail en pratique ensuite dans son atelier à Meudon. A la fin de l’occupation il rédige des articles sur l’Art pour plusieurs revues éditées à Zurich.

Il séjourne en Normandie puis installe son atelier à Meudon en 1949. Il devient membres du comité du Salon de la Jeune Sculpture . A partir de 1960 il séjourne aux Etats unis où il développe une activité de sculpteur et de professeur, avec de nombreuses réalisations. De retour en France en 1966 il répond à de grandes commandes publiques puis crée avec ses enfants entre 1967 et 1970 le Parc forestier du Haut du Crestet dans le Vaucluse, ensemble d'habitations et d'ateliers. Après la maladie et la mort de Claude Stahly en 1973, François Stahly, frappé de douleur, cesse son activité pendant deux ans. Avec l'aide de Parvine Curie, sa compagne depuis 1975, et le soutien du Ministère de la Culture, le Crestet reprend son activité en 1977.   Mais en 1984 les deux artistes se trouvent dans l’obligation de le vendre au Centre National des Arts Plastiques pour en faire un centre d’Art Contemporain. Ils s’installent alors dans une maison en face de l’atelier initial de Stahly à Meudon, où sera construit l’atelier de Parvine Curie. François Stahly a reçu de nombreux prix et distinctions notamment le Grand Prix de la Biennale de Tokyo en 1965, le Grand Prix des Beaux-Asrts de la Ville de Paris en 1972, le Grand Prix National de la Sculpture en 1979 et est élu membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1992. Il meurt à Meudon, à l’âge de 95 ans.

27/05/16

Traductions :

    François Stahly

    Né à Constance en 1911 d'un père italien et d'une mère allemande, François Stahly passe sa jeunesse en Suisse. A l’âge de 15 ans il doit interrompre ses études pour gagner sa vie. Il travaille dans une imprimerie comme apprenti. En même temps il suit des cours de peinture et de sculpture à la Kunstgewerbeschule...

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